Joshua Allen Harris

Publié le par Banks

Joshua Allen Harris est un artiste New Yorkais qui réalise des sculptures gonflables en sac plastiques. Il place ces structures au-dessus des bouches d'aérations de réseaux de métros. Celles-ci se gonflent et prennent vie lorsqu'un métro passe en libérant derrière lui un grand souffle d'air.
Cet artiste entre ainsi dans le monde du street art, par une voie jamais imaginée auparavant. Regardez par exemple ces ours polaires:

Ces sculptures ont été misent en place par le Fond de Défense de l’Environment et l’agence Ogilvy NYC, une agence de marketing et de communication -qui cela dit crée de la publicité pour de grosses FTN qui contribuent au réchauffement climatique... Et qui sont responsables ou financent de nombreuses guerres dans le monde, n'empêchant pas l'agence Ogilvy d'avoir monté une exposition contre la guerre intitulée “Yo! What happened to Peace?” visible jusqu'au 17 septembre dernier a New York... Contradictoire n'est-ce pas?-

Bref, revenons-en a nos mouton, ou plutôt a notre cher Joshua. Franchement, des sculptures en sac plastiques gonflées par des bouches d'aération en pleine rue, il fallait quand même y penser! Quoi de plus original et d'engagé que ces sculptures d'ours polaires, qui naissent d'un simple souffle et se meurent quelques secondes plus tard une fois celui-ci disparu. Cette éphémérité témoigne de la fragilité de ces espèces menacées par le réchauffement climatique, et même de la fragilité de notre chère Terre qui se meurt... Enfin je ne vais pas faire mon Nicolas Hulot en vous baratinant de discours écologiques, Yann Arthus Bertrand l'a déjà bien assez fait en récitant des milliers de chiffres alarmants dans son film "Home"... Toujours est-il que cette oeuvre défend une bonne cause, est originale et bien réussie. Les ours paraissent presque vivants, animés au rythme du souffle inconstant du métro.

Pourquoi avoir installé ces sculptures dans la rue? Et bien parce que beaucoup de monde passe dans la rue. Quel public est plus cosmopolite et nombreux que celui des passants  qui martèlent de leur jambe un trottoir tout au long d'une journée? Les personnes empruntant chaque jour le même chemin pour rejoindre leur lieu de travail passeront a coup sur et a répétition devant ces sculptures. On ne peut que les voir, et tout le monde peut les voir, même un homme qui ne visite pas les sites de street art ou qui ne s'intéresse pas aux messages de sauvegarde de l'environnement, même un homme sans télé et qui n'écoute pas les informations... Le concept de Joshua Allen Harris est de venir déranger la monotonie quotidienne des passants, de couper leur rythme de vie inenrayable en leur proposant, dans des lieux qui leur son familier, une oeuvre d'art constituée d'objets qui les entourent au quotidien. C'est, selon lui, la meilleure manière de sensibiliser la population sur le réchauffement climatique.

Voici une autre vidéo vous montrant  une de ces oeuvres:  (pas engagée cette fois-ci, quoique...)

Publié dans Street Art

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B
Oui en effet, pas mal l'annecdote de la femme à la fin, c'est ça qui m'a fait dire qu'on pouvais donner un sens engagé à la vidéo... C'est comme si l'homme détruisait tout ce qu'il avait entre les mains, qu'il détruisait la beauté dès qu'il l'approche... (Encore un lien avec le réchauffement climatique, l'effet néfaste de l'homme sur la planète).
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G
Enorme la femme à la fin de la video qui par curiosité, touche la queue du cheval et celui-ci, jusqu'alors bien gonflé par la propultion de l'air, s'effondre instantanément. mdrOuai sinon, super interessant ce concept, génial même  ! 
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G
ahi, c'est vraiment excellent comme concept !
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